Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 19:18

Le Salon du livre de Genève était une expérience formidable. Le stand Rhône-Alpes était beau, (merci l’ARALD) l’accueil de IMG_3479
Mais tout en signant des livres, je disposais de quelques plages de calme qui m’ont permis  des réflexions psycho-sociologiques.
Tout d’abord, les bébés suisses ne lisent pas. Généralement, dans les Salons, les troupeaux de poussettes, des bébés suspendus inconfortablement, ou perchés sur les épaules de leurs pères sont légion. Ici les tout petits sont restés à la maison. Leurs mères étaient là pourtant dont 95% en pantalons. Alors je me suis posé la question : où sont passées les jambes d’antan ? (Ce pourcentage est valable pour n’importe quel salon ou rassemblement, débordant largement du cadre suisse.) Les femmes sont redevenues « Chanel », car c’est un peu par sa faute que le pantalon a remplacé la jupe. Quant aux hommes, quelques barbes qui relevaient plus de la distraction que d’une coquetterie voulue, zéro moustaches et cheveux plutôt courts. Pour les femmes, les cheveux longs s’imposent partout, volumineux et aguichants : jeux de cheveux remplaçant jeux de jambes.Tenues pour tout le monde strictement sport plus que décontracté. Normal, samedi étant une extension de « casual Friday ».
Faisant partie des 5% en jupe, je me retrouve à contre courant. En plus parmi les 5 % beaucoup les portaient jusqu’aux chevilles. Je reste perplexe et sollicite l’avis des hommes.
Je demanderai aussi l’avis des animaux une fois qu’ils auront digéré leur chocolat.

Par MARY DOLLINGER - Publié dans : Littérature française et anglosaxonne
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 19:25

Je suis submergée par une immense vague de nostalgie. Une vague de douceur et d’émotion. Une vague de regrets également car cela fait maintenant 10 ans que la Louisiane me manque. Dire que j’ai couru voir Electric Mist serait en dessous de la vérité. Et je n’étais pas déçue. Ce n’est pas un grand film, mais un bon film, la distinction est importante. La présence d’improbables soldats sudistes, dont un général philosophe, n’apporte rien, mais Tommy Lee Jones est magnifique, et son visage labouré par la vie ne peut qu’émouvoir. Et surtout, en grande vedette américaine, il y a la Louisiane. F0006999
Voir les brumes qui montent des bayous, écouter le silence dans la pénombre des live oaks, effleurer le spanish moss qui entourent amoureusement leurs branches, tout est magie et mystère. Voir une plantation house, je crois avoir reconnu Nottoway, donne envie de siroter un mint julip en regardant le Mississipi qui coule, langoureusement, à l’abri des levées. La musique des vieux jazz men de Preservation Hall, le Français si attachant des cajuns, les noms qui nous rappellent que la France n’est jamais loin, tout est séduction. Tout nous envoûte.
Vous aurez compris que je n’ai pas vu le même film que tout le monde. Mais je vous laisse car j’ai rendez-vous avec Rhet Butler. Contrairement au général, il est en pleine forme et souhaite me faire part de ses sentiments. Lassé par les caprices de Scarlett, c’est un cœur prendre.
Je  ne vais pas me gêner.

Par MARY DOLLINGER - Publié dans : Cinéma
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 20:32

« Tu me rapporteras du chocolat ? » La tête de Mélodie est posée sur mes genoux, ses yeux implorent. Je regarde ses flancs qui implorent également et me dis que cela ne sera pas raisonnable. Lors de sa dernière visite, le vétérinaire a conclu à une grossesse assez avancée. Mélodie avait pleuré : « Je suis une vierge consacrée, pure comme l’eau cristalline du ruisseau. » Pour l’eau, je ne suis plus très sûre, mais pour Mélodie je mettrai ma main au feu. Illustration_
« S’il te plaît. » Elle implore et, bien entendu, je cède.
« Je voudrais une cloche aussi. » Je suis étonnée. « Si, c’est très important. Ces jours-ci j’ai l’impression de me perdre, alors que si j’ai une cloche je saurais toujours où je suis. » C’est logique, mais inquiétant. Au lieu de parler « grossesse » le vétérinaire aurait été inspiré de se préoccuper de sa santé mentale. J’acquiesce mollement.
« C ‘est quoi toutes ces chuchoteries ? » La chèvre est là, impérativement curieuse.  Mélodie explique. La chèvre écoute attentivement, puis éclate de rire, ou ce que les chèvres font du plus approchant, sorte de gargouillement étranglé.
« Je ne crois pas mes oreilles ! » Et pourtant c’est vrai.
« Tu n’es déjà pas connue en France alors je ne vois pas l’intérêt de partir à l’étranger ! »  Je fais semblant de ne pas comprendre. « Si toute fois on peut considérer la Suisse comme un pays étranger. Étrange sans doute, étranger sûrement pas. » Les Suisses apprécieront et j’interviens énergiquement. J’ai des amis suisses très chers et je ne supporte pas cette façon de parler de leur pays que j’adore. « Oh là là, qu’est-ce que tu  deviens susceptible. Bon, si tu veux on va dire que la Suisse est un pays étranger, que les Suisses sont sympathiques… » c’est mieux, «…  mais je ne vois toujours pas ce que tu vas faire à Genève pour un Salon du Livre. « Elle se gratte élégamment avec une corne. « Au fait,  pendant que tu y es,  je serais d’accord pour du chocolat et aussi pour une cloche. »

Deux chèvres avec des cloches et qui se cherchent me semblent beaucoup. Je leur apporterai des cloches en chocolat ce qui leur permettra d’avoir une cloche silencieuse et à demeure.

Si jamais j’ai des lecteurs suisses ou frontaliers, je serai au Salon du livre de Genève au stand de l’ARALD (Association Rhône-Alpes des livres et de la documentation), le Samedi 25 Avril à partir de 10h 30. Les chèvres seront, aussi, les bienvenues.

Par MARY DOLLINGER - Publié dans : Littérature française et anglosaxonne
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 18:17

Chère Amie,

Tout d’abord je voudrais vous dire à quel point vos démarches m’enthousiasment. Il est difficile de dire « pardon », tellement dur d’admettre ses torts. Que vous ayez pris sur vous cette immense tâche, au nom de la France, ne peut qu’émouvoir. La responsabilité est énorme. Devenir la personnification du « pardon » est carrément biblique et je salue votre courage et votre abnégation.

Puis-je me permettre de vous soumettre quelques cas qui me sont douloureux et qui  auraient nécessité une démarche similaire si je n’avais pas été aussi lâche. Si vous pouviez vous en occuper, je vous serais reconnaissante et ne manquerais pas de vous consacrer quelques notes bien senties. Diapo-1

Demandez pardon à ma belle-mère pour l’horrible cruche en porcelaine avec incrustation de coquillages qu’elle m’avait offerte et que j’ai cassé un peu exprès. (Vous l’auriez vue, vous m’accorderiez des circonstances atténuantes.)
Demandez pardon aux pigeons, poules et canards que nous avons, lâchement, mangés. (Ils avaient été grassement entretenus avant leur décès.)
Demandez pardon à ma cousine à qui j’ai dit qu’elle avait grossi alors qu’elle suivait un régime amincissant.
Demandez pardon à l’adjoint au maire que je n’ai pas reconnu, donc pas salué et qui dit à tout le village que les Anglais sont snobs.
Demandez pardon à ma grand-mère d’avoir caché son chapeau aux plumes de faisan. (Les vrais avaient pris peur et sont allés nicher ailleurs.)

Je m’arrête là car je vous sais très occupée. Je vous joins trois enveloppes timbrées seulement car ma belle-mère, ma grand-mère et les oiseaux si délicieux ne sont plus de ce monde. Je fais confiance à votre charisme, l’au-delà  ne doit vous poser aucun problème.

En vous remerciant d’avance pour tout ce que vous faites pour la France, pour l’Europe et pour le monde,  je vous prie de croire, Chère Amie, à l'assurance de ma gratitude éternelle.

        M.D.

 
Par MARY DOLLINGER - Publié dans : Actualités
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 19:36

Taguée par Sympho 2, voici le résultat :

Quatre jobs que j’aurais aimés exercer :

Avocat, pour continuer de mentir.
Professeur de Français pour ne plus faire de fautes dans cette belle langue.
Footballeur professionnel pour le salaire.
Chanteur d’opéra pour le total thrill.

Quatre films que je connais par cœur :

Gaslight
  avec Ingrid Bergman et Charles Boyer.
Srangers on the Train  pour le psychopathe le plus formidable du grand écran, Robert Walker inoubliable.
All about Eve Bette Davies au zénith.
Casablanca  Humphrey Bogart and Ingrid Bergman, séduction absolue.


Quatre livres préférés :

Pride and Prejudice
de qui vous savez.
The way we live now  d’Anthony Troloppe.
Inconnu à cette adresse de Kressman Taylor. Un chef d’œuvre en moins de 100 pages.
Le Rouge et le Noir de Stendhal.

Quatre émissions ou séries :

Desperate Houswives
Dexter (sometimes)
24 heures (idem)
The Sopranos.

Quatre endroits pour des vacances :

Captiva Island (Côte ouest de la Floride)
Le Lac Majeur
The Lake District
Rome.

Quatre webs quotidiens :

Impossible à répondre, surtout en ce moment où je ne vais nulle part pour cause de surcroît de travail.

Quatre plats que je ne mangerai jamais :

Les escargots
Les huîtres pour cause d’immense intoxication
Les diots (idem)
Le cheval and of course le chien



Quatre plats que j’adore :

English breakfast à tous les repas
La langouste n’importe comment.
Les plats de pâtes aux bords du lac Majeur
La dinde à l’Anglaise

Quatre endroits où j’aimerais être en ce moment :

Voir quatre endroits pour les vacances.

Quatre personnalités actuelles ou du passé que j’aimerais ou que j’aurais aimé rencontrer

Jules César
Napoléon 111 (surtout pas l’autre.)
Pierre Laval
Virginia Woolf

Quatre vœux pour l’année prochaine :

Un monde moins pollué.
Un monde  en paix.
Un monde moins violent (pas forcément la même chose que le vœux précédent)
Un monde plus généreux.


Quatre centres d’intérêts ou d’activités

La littérature
Le cinéma
L’histoire
Mon jardin et les animaux

Et je passe la main à Azyade .Letuska , Joëlle ,  Edmée





Par MARY DOLLINGER - Publié dans : Moi - Communauté : partage
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